Votre histoire, vos témoignages

Relactation

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18 janvier 2020

J’apporte mon témoignage afin d’encourager les jeunes mamans qui souhaitent allaiter leurs petits trésors. Surtout celles qui ont laissé tomber leur allaitement, par manque d’informations, de soutiens………………Il n’est jamais trop tard !
Avant la naissance de mon petit JP, j’ai commencé à poser des questions sur l’allaitement du fait de la forme ombiliquée de mes mamelons. Je me suis alors inscrite dans des ateliers afin d’y trouver des réponses ( à ma grande surprise, ma démarche n’était pas comprise, les personnes à qui je m’adressais, me répondaient: « l’allaitement est une évidence madame !vous n’avez pas besoin de préparations !!!!!!!!!!!)
Je connaissais l’allaitement…, Car autour de moi , ma mère, mes sœurs, mes cousines, mes tantes, mes amies ont allaité. En bref, je me disais « tu vas devenir mère et allaiter ton enfant » que j’appelais affectueusement « petit tigre » (il n’arrêtait pas de bouger et de me donner des coups)
Puis, au fur et à mesure de ma grossesse, mon corps se modifiait, mon ventre s’arrondissait, mes seins s’épanouissaient en vue de nourrir mon bébé…… un liquide un peu jaunâtre coulait de temps en temps de mes seins et j’avais du sébum autour sur l’areole…… et mes craintes disparurent : J’allaiterais.
Enfin, le jour J est arrivé, ce matin d’octobre (05), ce bébé tant désiré est né. Ma Vie, mon Ange, mon Amour, ma raison de me lever chaque jour s’est enfouie dans ma poitrine pour s’abreuver de cet or si précieux…(avec l’aide d’une auxilliaire de puériculture et d’un bout de seins en silicone « que j’ai mis dans ma valise de maternité au cas ou » )
Tout était parfait… Et pourtant…
J’ai accouché à 06h06, eu ma chambre à 12h … j’ai demandé a mes proches de ne pas me rendre visite car je voulais me reposer………
Le soir même, il a encore tête… deuxième jour un tout petit peu……..Troisième jour, il n’a pas tete. Je demande de l’aide a l’équipe médicale de garde. Réponse : vous n’avez pas encore de montée de lait, donc c’est normal. Quatrième jour mes seins ont gonflés « comme des pasteques »”
Mon petit tigre commence a perdre du poids. Une aide soignante me ramene un biberon de lait artificiel.
Je refuse de le donner à mon fils, elle appelle la sage femme. Cette dernière me demande pourquoi je refuse de nourrir mon fils. Je lui dis que je souhaite allaiter
Elle demande a l’aide soignante de ramener un complement compatible avec l’allaitement maternel. Elle m’examine et en voyant mes seins, elle m’a regardé droit dans les yeux : madame, vous faites un engorgement !
Je la regarde avec des grands yeux, qu’est ce que c’est ! Je ne comprenais pas…. Elle m’a expliqué et ma rassuré
Malheureusement, le lendemain, j’avais à faire à une autre équipe qui a préféré procéder à l’ancienne : masque d’argile, feuille de choux
Je demande une ordonnance afin de louer un tiré lait pour tirer mon lait et le donner avec une pipette……. Le corps médical me réponds que ce n’est pas nécessaire…….
mon bébé devra continuer à être nourri aux biberons de complément
Lorsque la sage-femme est revenue deux jours plus tard, me dire de tenir bon, qu’elle allait me prescrire de l’ocytocine afin de provoquer l’éjection du lait, je profita pour lui demander une ordonnance pour le tire lait : donc je pris de l’ocytocine dans un petit verre d’eau……….. mon état ne s’ameliora pas non plus.
J’obtiens l’ordonnance 4 jours après ma demande. (Trop tard…….. mais je gardais secrètement espoir de pouvoir allaiter. Alors je pris contact avec une société spécialisée dans la f)
je commençais sérieusement à m’inquiéter pour mon petit tigre……. qui ne sera pas nourri au lait maternel.
c’est le début de l’enfer, qui s’arretera 1 mois plus tards……….
Evidemment, l’arrêt brutal de l’allaitement m’a permit de connaître les joies de l’engorgement… et des douloureux jours passés sans lait…….
Ça y est, mon petit tigre était biberonné par tout le monde
J’ai vaguement essayé de le remettre au sein quelques fois sans grande conviction, en vain…… car le bout de seins ne tenait pas…… plutôt je ne savais pas m’en servir
Commencer ma vie de maman sur un échec, et cet échec m’était inconcevable. Non ! Je ne laissera pas tomber…Je demande à Dieu de me donner la force, l’énergie nécessaire et surtout de m’aider à surmonter cet épreuve……… Secrètement , je repris mes notes des ateliers pour futurs mamans et je faisais des recherches sur internet…. Je lis des témoignages et des articles sur les phénomènes merveilleux que sont la lactation et la relactation chimiques et/ou avec des calactogenes (fenugrec, tisanes d’allaitement, chardon marie, orties, feuille, bière sans alcool…..). Je continuerais à stimuler ma lactation avec le tiré lait à vide, plusieurs fois par jour même la nuit ! A faire peau a peau avec mon bebe, a le mettre au sein avec le bout de seins
……….. l’hospital a demande a une sage femme libérale de poursuivre les soins a mon domicile. Elle était courtoise jusqu’au moment où je lui dis que je tenais à allaiter mon fils et que je mettrais tout en œuvre pour y arriver.
une fois a la maison, certaines personnes ont essayé de me convaincre d’abandonner mon projet d’allaitement
Un jour, ma mere a appelé mon oncle pour prendre de ces nouvelles, il a demande a me parler.
Je lui dit tout va bien oncle mais je n’ai plus de lait !…… il m’a conseiller de demander un dosage de prolactine ensuite en fonction des résultats un traitement
mon oncle m’encouragea dans ma démarche. Alors je pris contact avec une intervenante de la leche League afin d’obtenir les coordonnées d’une conseillère en lactation :
Je contacte la 1ere sur la liste, elle n’est pas disponible, je laisse quand même un message (on ne sais jamais)
Je passe à la suivante, qui passe chez moi le jour même…….. malheureusement, elle ne m’apprend rien que je sache déjà.
Parallèlement, ma sage femme a domicile me prescrire d’une part le dosage de prolactine. Resulat : 45% , taux très faible pour une femme qui vient d’accoucher
Et d’autre part, de l’homéopathie ( galactogyl, ocytocine, phytolaca, rricinus communis, ignatia, alfafa………)
Lorsqu’un mercredi apres midi, mon téléphone sonna, je decrochais sans savoir qui était au bout du fil, car je venais de me reveiller. Je dis allô ! Puis une voix feminine et douce répondit, elle se présenta…vous avez essayé de me joindre il y’a deux jours, je suis MP, conseillère en lactation….. Je consulte à domicile et au cabinet tous les jeudis… j’ai cru que je rêvais mais les gazouillis de mon petit tigre Me ramène à la réalité :Non, tu ne rêve pas.
Et je prenais rdv pour le lendemain, jeudi (02 Nov 2017) après-midi
Ma persévérance à payer ! Enfin une personne qui m’écoute, me comprend et me conseille !
J’ai acheté le livre « making more milk »un SNS, un DAL, du Fénugrec, Galactogyl, Tisanes et un traitement… car bientôt 4 semaines sans lactation !
boostee par ces conseils , je continuais à faire régulièrement du peau à peau avec bébé… J’essayais de le mettre au sein plusieurs fois avec ou sans bouts de seins, en douceur. Il ne voulait plus, afin de déclencher une relactation (relancer la machine……..tout recommencer…..)
Puis un soir, du 16 nov 2017, au bout de 7 jours de prises intensives de tous ces calactogenes et de mon traitement ; je réussis à tirer 40ml de liquide épais qui ressemblait à de la creme : du colostrum !……. Ça y’est ! J’ai à nouveau du lait, vite une photo !
Je partage la bonne nouvelle avec ma conseillère, que j’appelle ma fée !
Je continuais à tirer plusieurs fois par jour même la nuit ! Je craignais de ne plus en avoir.
Il s’endormait dans mes bras et je me suis mise à lui parler, tout lui expliquer, que « maman essayait d’avoir du lait pour son petit tigre, que c’était le meilleur pour lui, qu’il fallait qu’il m’aide, que ça allait être difficile mais que je nous faisait confiance »……. Et miracle ! Il a tété 1 minute mais il a tété avec un bout de seins .
Le lendemain j’ai encore essayé , c’était plus facile pour lui d’y revenir, je le faisait téter avec toute les deux heures entre deux tirages et deux biberons de complément .
Au bout de quelques jours, la machine, se mettait en route, j’y croyais de plus en plus. On y arrivera, je le sais.
Je ne pourrais jamais trouver les mots lorsque je l’ai entendu DEGLUTIR la première fois depuis un mois , je n’y croyais presque pas ! J’avais du LAIT ! Enfin ! Le 29 Nov 2017,quel beau cadeau de Noël !
Je diminuais progressivement les compléments de 200ml au début pour finir à 100ml.
Cet allaitement, une revanche sur la société du tout artificiel qui m’a fait douter, perdre pied.
Aujourd’hui, mon fils a 3,5 mois et notre aventure lactee se poursuit uniquement la nuit ! Je continue à tirer mon lait et je lui donne en biberons entre deux compléments
Voilà, j’espère que ce ne fût pas trop long
Douces aventures lactées à toutes les wondermoms !

Lucie

Abcès

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18 janvier 2020

Nous serons toujours reconnaissant pour l’aide et le soutien de Myriam quand notre Maylis avait un mois à peine.
C’était vraiment compliqué au début ; une mastite mal diagnostiquée s’est transformée en abcès conséquent.
J’étais découragée et étonnée de constater une vraie manque d’information sur cette condition.
Sans Myriam on n’aurait pas su si on pouvait poursuivre l’allaitement sans danger et comment traiter l’abcès sans être obligée de subir une opération. Maylis a passé ses six mois, nous sommes toujours en allaitement exclusif et elle se porte très bien ! Merci beaucoup Myriam, on pense à vous chaque mois lors de nos ‘moisnniversaires’ !

Irina

Soutien

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18 janvier 2020

Beaucoup de mamans m’ont confié ne pas avoir “réussi” à allaiter malgré leur motivation.
Enceinte de la petite Emma, j’avais moi aussi envie “d’essayer” pour lui faire profiter de tous les bienfaits. Au fond de moi, j’avais beaucoup d’appréhensions face aux échecs de mes amies mais aussi l’intime conviction que ça ne serait pas mon “truc” donc finalement pas les meilleures conditions pour démarrer.
A sa naissance, les premières tétées, ces merveilleux tête-à-tête, m’ont très vite complètement convaincue de poursuivre.
Peu conseillée, j’ai malheureusement très vite souffert de vives douleurs (crevasses) et chaque tétée était tellement douloureuse que je redoutais les prochaines.
Soutenue par mon conjoint et ma belle-sœur, j’ai fait appel à Myriam peu de temps après avoir quitté la maternité.
Myriam m’a donné des conseils précieux sans quoi je n’aurais pas tenu plus de 10 jours :-).
Aujourd’hui, Emma a presque 4 mois et je suis tout à fait à l’aise avec l’allaitement et compte l’allaiter exclusivement jusqu’à ses 6 mois (en accord avec son pédiatre).
Les réunions de soutien à l’allaitement m’ont permis de partager nos difficultés comme nos réussites mais surtout de rencontrer des mamans motivées, sympathiques avec qui profiter du bon temps pendant nos congés maternité.
N’hésitez pas à faire appel à Myriam si vous vous sentez dépassée ou si vous avez tout simplement besoin que quelqu’un vous accompagne dans vos choix. Être conseillée, soutenue et entourée est la clé de la réussite.
Merci Myriam pour votre bienveillance et conseils.

Fanny

Mastite

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18 janvier 2020

Du jour où j’ai rencontré Myriam, j’ai compris que la plupart des “professionnels” ne savent pas toujours de quoi ils parlent en matière d’allaitement. Entre la pédiatre qui ne fait que me répéter que mon bébé doit patienter minimum 4 heures entre deux tétées (car c’est un bébé de 4kg à la naissance donc a assez de force pour tenir), la PMI qu’il faut allaiter coûte que coûte (alors que j’avais une infection), le gynéco des urgences qui dit que tant que les seins sont souples c’est que tout va bien…
Pour un allaitement réussi, j’ai fini par comprendre qu’il faut d’abord s’écouter soi, et ensuite réussir à s’entourer des personnes qui ont une réelle formation en la matière… et Myriam en est le parfait exemple.
J’ai accouché en octobre 2014 d’un petit garçon que j’ai souhaité allaiter. La mise au sein s’est fait de manière assez naturelle, ma montée de lait est survenue au 3ème jour après la naissance. Mon allaitement se passait bien jusqu’à ce que mon bébé dorme 6 heures d’affilées au bout d’une semaine. Il a de fait espacé ses tétées et le début de la galère a commencé pour moi ! En effet, se laissant de longues plages horaires sans téter, j’ai fait mon premier engorgement. J’ai alors eu de la fièvre qui oscillait entre 38,5 et 39,5 pendant trois jours. Je suis allée aux urgences gynéco pour leur montrer mes seins qui étaient inflammés et pour m’assurer que je n’empoisonnais pas mon fils en continuant de lui donner le sein.
L’interne des urgences a diagnostiqué une inflammation bilatérale des seins, et m’a donné des anti-inflammatoires compatibles avec l’allaitement. J’ai pris ce traitement 72 heures, la fièvre avait disparue mais ma poitrine était encore un peu douloureuse et rougeâtre.
Je suis retournée aux urgences 3 jours après comme l’interne me l’avait demandé pour vérifier que tout était bien rentré dans l’ordre. Le gynécologue qui m’a examiné m’a dit que tout allait bien, que la couleur un peu rouge de mes seins était normale, que c’était simplement “le symptôme d’une poitrine qui travaille”.
Les choses sont rentrées dans l’ordre, puis au bout de dix jours rebelote… de nouveau de la fièvre et un sein engorgé. Cette fois-ci je savais quoi faire (massage à l’eau chaude sous la douche, mettre bébé un maximum au sein engorgé, prise de doliprane), très rapidement cela est rentré dans l’ordre… jusqu’à l’engorgement suivant….
Lorsque mon bébé a eu six semaines, tous les symptômes de l’engorgement sont revenus. Forte fièvre, frisson, douleurs musculaires, sein très rouge avec en plus cette fois-ci l’aréole et le mamelon très gonflé. Je suis allée à la PMI de ma ville pour avoir un avis auprès d’une sage femme et d’une puéricultrice que j’avais déjà rencontrées lors de groupes de parole autour de l’allaitement. Elles m’ont examinée et m’ont dit que dans la mesure où mon bébé allait très bien, il n’y avait pas de soucis, qu’il fallait laisser du temps à l’allaitement de se mettre en place. Elles m’ont dit de prendre de l’homéopathie pour m’aider en cas de douleur, mais qu’il ne fallait plus que je prenne des anti-douleurs type “Antadys” ou “Ibu-prophene”
Une semaine plus tard, j’avais toujours de la fièvre. A force de mettre mon bébé au même sein pour le dégorger, je me suis fais une crevasse… La sage femme que je voyais après l’accouchement m’a donné les coordonnées de Myriam Panard pour qu’elle m’aide.
J’ai appelé Myriam pour lui demander de m’aider à sevrer mon bébé, car je n’en pouvais plus d”avoir de la fièvre tous les deux jours, c’est épuisant… Je ne voulais pas que l’arrêt de l’allaitement soit trop violent pour lui et je ne voulais pas risquer d’être trop engorgée car je ne lui donnerai plus le sein.
Après une longue conversation téléphonique, Myriam m’a proposée de passer à la maison. Elle est venue me voir le lendemain matin. Myriam est restée plus de 2 heures chez moi, elle a pris le temps d’écouter comment l’allaitement se passait puis m’a examiné la poitrine. Sa réaction à la vue de mon sein a été compatissante. Elle m’a envoyé faire une échographie en urgence, car elle suspectait un abcès.
Par chance je n’avais pas encore d’abcès mais l’échographiste m’a dit que si j’avais attendu 24 ou 48 heures de plus cela aurait pu être très grave. Que j’avais une belle infection (une mastite) qu’il fallait soigner sans attendre avec un traitement antibiotique d’une dizaine de jours.
Il m’a mis sous antibiotique, Myriam m’a prescrit des crèmes et un savon anti-septique. Dès le lendemain je me sentais MIEUX le premier mot que j’ai dit à mon réveil a été “JE REVIS” ! après seulement 1 prise antibiotique.
Cela faisait plus de 3 semaines que je traînais cette infection. Ma rencontre avec Myriam a été l’un des moments les plus importants depuis mon accouchement. C’est une personne à l’écoute, qui connaît son métier et sait de quoi elle parle.
Week-end ou soir, elle s’est rendue disponible pour répondre à mes questions et aujourd’hui, mon fils va avoir 4 mois et je l’allaite toujours. Je pèse mes mots quand je dis qu’elle a sauvé mon allaitement !

Marine

Tire-allaitement

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18 janvier 2020

Ma petite Ambre est née le 10 juin 2013. Mon mari et moi avions un vrai projet d’allaitement pour notre fille. Afin de me préparer au mieux à l’allaitement, j’ai participé à un carrefour allaitement à la PMI et à un atelier allaitement avec une consultante en lactation. En effet, j’avais tellement entendu de toute part “je n’ai pas assez de lait” ou “mon lait n’est pas assez nourrissant”que je voulais mettre toutes les chances de mon côté. Et pourtant…
Lorsqu’Ambre est née, c’était une petite puce de 2,650 kg pour 47cm. Nous avons tout de suite fait du peau à peau, puis, peut-être trop pressée de la mettre au sein, je l’ai aidée en la plaçant proche du sein. Pourtant elle ne l’a jamais pris. Nous avons essayé, avec les puéricultrices et sages-femmes, à chaque repas, de la mettre au sein, avec différentes positions. Mais rien d’efficace, elle ne le gardait pas en bouche et donc ne tétait pas grand chose. En parallèle, j’ai commencé, dès le début, à tirer mon lait pour lui donner à l’aide de mon petit doigt et d’une seringue de 5ml. Nous avons continué les essais avec des bouts de sein, puis la sonde entre le récipient de lait et le petit doigt. C’est lors du test avec la sonde que nous avons observé qu’elle n’avait pas une succion assez forte. Au bout du sixième jour à l’hopital, au vue des tests, nous avons pris la décision d’essayer le biberon. La pédiatre nous a rassurés en nous disant qu’en continuant le peau à peau et en lui proposant à chaque fois le sein, nous pourrions arriver à un allaitement traditionnel.
Durant le premier mois, j’ai tiré mon lait toutes les 3 heures, jour et nuit, l’idée étant de tirer à chaque biberon réclamé par Ambre. Au bout de 2 semaines, ma lactation s’était bien lancée, et j’ai eu à chaque tirage un peu plus de lait que ce que prenait Ambre. Cela m’a permis d’avoir du lait d’avance au réfrigérateur. Quasiment tous les après-midis, nous avons fait du peau à peau, et je lui ai proposée régulièrement le sein. Au cours d’un peau à peau, Ambre s’est enfn accrochée à mon sein, et je l’ai vu téter pendant plus de 30 min, j’étais aux anges…mais, je me suis rendue compte que la tétée n’était pas efficace car elle a pris son biberon normal à l’heure prévue. La grande difficulté a été de gérer le tire lait, le biberon, et proposer le sein. En effet, comme tous les bébés, quand l’heure du repas est là, c’est maintenant! Je devais donc avoir du lait d’avance prêt dans un biberon, car affamée elle était trop énervée pour prendre le sein. Et pendant le biberon, si j’interrompais pour lui proposer le sein, évidemment elle s’énervait de nouveau car il faut téter avant d’avoir du lait, ce qui n’est pas le cas avec le biberon. De même lorsqu’elle prenait le sein pendant les peaux à peaux, en général le sein était plutôt vide ou il fallait téter, mais trop fort pour elle, pour obtenir quelque chose.
Malheureusement, à la fin du premier mois, mon mari a repris le travail, et seule à la maison, ajouté à une sensibilité de plus en plus forte des seins, ont fait que j’ai proposé de moins en moins le sein à Ambre. Le rythme était le suivant. Quand je pouvais anticiper, je tirais mon lait avant l’heure du repas d’Ambre, ce qui était le plus simple car elle dormait, je pouvais donc le tirer sereinement et ensuite préparer un biberon. Sinon je lui donnais un biberon, puis j’attendais qu’elle s’endorme pour tirer mon lait car une fois “branchée”, c’est compliqué de s’arrêter pour calmer bébé et reprendre. Mais cela pouvait, des fois, prendre du temps et alors le rythme des 3 heures entre 2 tirages n’était plus forcément respecté. Bref le rythme des 3 heures était tel que le plus simple, finalement, a été pour moi de tirer mon lait pendant son sommeil et lui donner après en biberon. Il était donc impossible de proposer le sein a nouveau car il était vide.
A deux mois et une semaine, j’ai eu une montée de lait extrêmement douloureuse due à un soutien gorge d’allaitement dont la taille n’était pas adaptée. Jusqu’à cette date, je tirais mon lait toutes les 3 heures, avec pour objectif de “vider mes seins” à chaque fois. Le tirage prenait 20, 25 min et a permis, évidemment, d’avoir une très bonne lactation, au point que j’avais déjà pu mettre au congélateur 22 litres de lait. Suite à cet épisode, après avoir été très bien soutenue et encadrée par ma consultante en lactation, j’ai commencé à espacer les tirages. Pendant quelques jours, je suis passée à toutes les 4 heures, puis 5 heures, etc pour finir, au bout de 3 semaines (début septembre), à 3 tirages (6h, 13-14h, 22h). L’objectif étant de préparer la reprise du travail. Le nombre de tirage a diminué mais la production s’est adaptée et ces 3 tirages permettent toujours à ce jour d’allaiter ma fille.
Début octobre (quasiment 4 mois pour ma fille), j’ai repris le travail et la petite est entrée en crèche. Tous les matins, à 6 heures, je tire mon lait et je le donne directement à ma fille qu’on lève à 6h30. Je prépare deux biberons de lait, tiré la veille, conservé au réfrigérateur, pour la crèche, avec un troisième au cas où elle aurait encore faim. Le midi, je tire mon lait à l’infirmerie de mon lieu de travail. Le biberon du soir est, lui, composé d’un pochon de lait congelé (car cela fait près de 3 mois que les premiers pochons ont été congelés), et complété de lait réfrigéré. Et je congèle le lait réfrigéré en surplus. Je souhaite ainsi épuisé le stock de lait plus ancien.
Préparation du biberon mixte du soir :
Possibilité 1 : je sors du congélateur un pochon de lait le matin, et je le laisse décongeler toute la journée dans le réfrigérateur. Le soir, je complète le biberon de lait décongelé avec du lait frais réfrigéré. Je mets a température l’ensemble en plongeant le biberon dans un bol d’eau chaude.
Possibilité 2 (que je privilégie finalement car depuis son entrée en crèche, il arrive que la petite saute le repas le soir. Ne pouvant conserver trop longtemps le lait décongelé je ne veux pas gâcher du lait) : je sors du congélateur un pochon de lait que je mets à décongeler dans un bol d’eau chaude. D’un autre coté, je mets dans un autre bol d’eau chaude, le lait frais réfrigéré. Puis je mélange les deux laits mis en température.
Tirer le lait au travail :
Tous les midis je me rends à l’infirmerie de mon lieu de travail. Ils me mettent à disposition une chambre, et m’autorisent l’accès à leur réfrigérateur/congélateur. Le matin, je mets un glaçon congelé dans un sac isotherme. Après le tirage de midi, je dépose le glaçon décongelé dans le congélateur et en prend un autre bien frais. Je ne laisse pas le lait au réfrigérateur car l’infirmerie ferme à 17h (compliqué pour moi de le récupérer à cette heure la). Je conserve ainsi mon lait tiré vers 13h. Je suis de retour à la maison vers 19h.
L’hydratation en cas de grosse chaleur
En dehors des biberons “prévus” pour les repas d’Ambre, a chaque sortie, nous avions dans un sac isotherme, un biberon vide et un biberon d’environ 100ml. En fonction de la demande d’Ambre, nous versions dans le biberon vide des petites quantités de lait. Si elle n’avait pas soif, cela éviter de “perdre” les 100ml de lait. Nous n’avons jamais proposé d’eau.
Les bobos
Montée de lait douloureuse :
J’ai mis, pendant une journée, un soutien gorge, qui finalement n’était pas si adapté que ça. Pendant la nuit qui a suivi, j’ai commencé à avoir des douleurs dans les seins qui remontaient jusque sous les bras. Le matin, mes seins étaient énormes (comme pour la montée de lait initiale) et très douloureux. Impossible d’utiliser le tire-lait, trop douloureux, et rien ne sortait même avec de l’expression manuelle. Ma consultante en lactation m’a alors proposée de prendre de l’ibuprofène pour les douleurs et gérer l’inflammation des canaux lactifères. Deux heures après j’ai effectivement pu tirer mon lait en ayant beaucoup moins mal. Pour l’inflammation, pour éviter les engorgements, entre les tirages, je posais des glaçons dans un gant de toilette sur mes seins. Et au moment de tirer mon lait je mettais des compresses d’eau chaude. Pendant que je tirais mon lait, je sentais les canaux enflammés et j’insistais sur ces zones pour les vider au mieux. Deux jours après, tout est revenu à la normale. Myriam m’a également proposé de mettre des feuilles de choux pour réduire la production de lait et ainsi réguler la montée de lait. Je n’en ai pas eu besoin. Mais j’avoue aussi avoir eu peur que cela stoppe directement ma production de lait.
Les crevasses:
Les mamelons qui se “déchirent” ont été le désagrément permanent. Heureusement, ça n’a quasiment jamais été douloureux. La seule chose que j’ai faite : mettre de la lanoline après chaque tirage. Cela permet :
1. d’hydrater et de rendre plus élastiques les mamelons
2. de “lubrifier” les téterelles, ainsi les mamelons sollicités par le tire lait glissent et frottent moins sur les parois
3. de ne pas faire “coller” les blessures en cours de cicatrisation aux coussinets dans le soutien gorge. En effet, systématiquement, ça commence à cicatriser entre 2 tirages, et au tirage suivant, il faut arracher les croûtes des coussinets, et ça, ça fait mal. Et les blessures s’ouvrent de nouveau.
Techniquement :
J’utilise un symphony 2.0 de Medela, tire lait électrique double pompage. Efficace, peu bruyant, déplaçable dans un vanity ou sac a dos.
Pendant le tirage, je fais de l’expression manuelle en complément. Cela stimule d’avantage la lactation.
Pendant le premier mois, toutes les 3 heures entre 10 et 15 min de tirage. Avant chaque tirage, je trempais les mamelons dans de l’eau chaude, la plus chaude possible sans se bruler bien évidemment. C’est un conseil de la maternité pour faciliter l’éjection.
Le deuxième mois, le principe que j’ai appliqué était toutes les 3 heures, autant de temps nécessaire pour “vider” les seins, soit 20, 25 min. Attention, peut être pas un exemple à suivre.
Depuis le troisième mois, environ 20 min, 3 fois par jour.
Sentiments
Et bien, ça n’a pas été simple. Le premier mois est difficile pour toutes les mamans. Mais quand en plus, on n’arrive pas à allaiter alors que c’etait une vrai volonté, qu’il faut intégrer cette action mécanique toutes les 3 heures, tout est chamboulé…Du point de vue personnel, c’est difficile car tout d’abord, je l’ai vécu comme un échec, de ne pas être capable d’allaiter ma fille “normalement” comme toutes les mamans. Et puis gérer tous ces tirages n’est pas évident, outre l’aspect absolument pas glamour, se déshabiller et se brancher, etc…cela a longtemps été vécu comme une corvée ( et ça reste encore difficile, en particulier à 6h !). Mais une fois branchée et surtout après avoir obtenu autant de lait pour ma fille, après chaque tirage, je ressors fière et satisfaite. Au fil du temps, ces tirages sont devenus une “normalité”. Et malgré les contraintes, j’avoue avoir du mal à imaginer le jour où j’arrêterai. Je n’ai pas envie d’arrêter car, d’une part, je sais que c’est le meilleur pour ma fille et, d’autre part, au vue de ma production de lait, pour toutes les mamans qui souhaitent allaiter et qui n’arrivent pas à avoir une production suffisante, je ne peux “gâcher” cette chance.
Quant à mes relations avec mon mari, elles ont été assez conflictuelles. En effet, tout comme moi il est convaincu par le bienfait d’allaiter son enfant. Alors quand, au cours du premier mois, on nous demandait si on allaiterait longtemps, il répondait naturellement au moins 3 mois jusqu’à la reprise du travail. J’avais alors l’impression qu’il ne se rendait pas compte de la difficulté de tirer son lait toutes les 3 heures, que c’était loin d’être naturel et que du coup envisager l’allaitement sur la durée n’était peut être plus aussi évident. J’étais vraiment loin d’être convaincue, moi-même, d’être capable d’allaiter ainsi ma fille longtemps. J’aurais voulu entendre de sa part, “Chérie, ce que tu fais est génial, mais je sais que c’est dur, et si tu le souhaites on arrête le tire lait quand tu veux”. Alors que pour lui tire lait ou allaitement traditionnel c’était pareil. Je n’attendais pas de “reconnaissance” mais qu’il se rende compte de la difficulté que cela pouvait représenter. L’autre point de conflit a été les déplacements. Evidemment, il était tellement fier de sa petite fille qu’il souhaitait rendre visite à toute la famille et les amis. Sauf que moi, toutes les 3 heures, je devais absolument tirer mon lait et en région parisienne, entre l’aller et le retour, les 3 heures sont vites atteintes. Alors naturellement, il me disait de le faire chez les gens. Mais c’est compliqué car il faut prendre tout l’atiraille, le sac isotherme, les glacons, etc…et en plein café-gateaux, dire “veuillez m’excuser, je vais tirer mon lait”, s’installer correctement dans une pièce à part, se déshabiller, se brancher, etc, revenir une bonne demi-heure après, le temps de tout ranger…bref c’est quand même très personnel et pas forcément évident à faire chez les autres. Et ça, il ne le comprenait pas…Encore aujourd’hui, il “oublie” très souvent que je dois tirer mon lait. Ca part d’un bon sentiment, car il me propose d’aller le midi au restaurant ou au théatre le soir, sauf que je tire mon lait à 13h et à 22h. Mais désormais, nous pouvons au moins rendre visite à la famille en matinée ou en après-midi, cela va beaucoup mieux!
Enfin pour parler du soutien de la famille et des amis, et bien, il n’y en a aucun. Tout ce que j’ai entendu c’est :
• mais pourquoi tu fais ça, pourquoi continuer à tirer ton lait, passe au lait artificiel, d’autres ont été nourris ainsi et ils vont très bien,
• tu ne vas pas te fatiguer inutilement,
• ne te ruines pas la santé pour ca,
• si ca te fait mal ou si c’est compliqué arrête,
• tu vas encore la nourrir combien de temps (du style il va bien falloir s’arrêter un jour, ma fille n’a que 4 mois!).
Toutefois, certains (en fait, 2 personnes, ça se compte sur les doigts de la main) commencent à me dire que finalement je suis quand même courageuse et que si je peux continuer jusqu’aux 6 mois de la petite (ce qui est ma volonté) c’est vrai que ça n’est peut-être pas plus mal pour elle.
Globalement, je me suis sentie très seule (en particulier les 2 premiers mois), on ne peut avoir aucun moment de faiblesse ou en tout cas on ne peut en faire part à personne car, évidemment, ils ne peuvent se rendre compte de ce que ça représente, et surtout on sait que pour les autres il suffit d’arrêter pour tout arranger.
En tout cas, je ne regrette pas mon choix et j’espère pouvoir l’assumer encore quelques temps…

Juliette
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